J’ai organisé l’exposition autour des différentes thématiques liées à l’architecture religieuse de l’hôtel Dieu de Brie comte Robert.
L’hôtel dieu fut initialement au 13 -ème siècle un lieu d’accueil pour les voyageurs indigents et les pèlerins, une chapelle au 15 -ème siècle, un hôpital au 16 -ème siècle, puis une école de filles au 19 -ème siècle.
Mes thématiques s’inspirent de l’histoire du lieu :
I-« la porte ouverte », situé dans le hall d’accueil et fait référence à une association de la ville de Paris qui accueille les personnes en situation de solitude. L’exposition débute par ce lieu et crée le lien avec cet espace chargé d’histoire.
II-« Le confessionnal »,propice à la confession des secrets et dans lequel on s’isole. Je me raconte en toute discrétion.
III-« les démunis », et la question de l’accès à la culture et à l’esthétique avec un extrait de texte d’Hélène Ouvrard, dans « l’herbe et le varech » : « Il faut être riche de temps et d’argent pour avoir une vie intellectuelle : la culture n’est pas à la portée des démunis de la société ».
Mes 3 dessins parlent de ce décalage avec une certaine ironie.
IV-« Les confessions », Je pardonne, je me réconcilie. je « mens-vrai », je passe de la réalité à la fiction et de la fiction à la réalité.
V-« Adoration » faire le silence en soi, se recentrer
« ex-voto », J’ai fait ces dessins afin de me souvenir des personnes aimées, dans le but de faire un vœu, de remercier, de protéger.
VI-« le bruit du monde », un regard sur notre époque
VII-« offrandes », installation de diverses œuvres installées sur un dessus de lit que l’on m’a offert. Cet espace est comme un lieu de remerciement.
VIII-« L’empreinte », L’espace est organisé comme un espace de recherches avec diverses estampes plus anciennes (gravures et sérigraphies) et une vitrine dans lequel j’ai placé un carnet de dessin, une matrice de gravure et des outils.
Je dessine pour que mes souvenirs ne disparaissent pas.
Je dessine aussi pour réparer, pour exaucer un vœu, transformer ma réalité, ma destinée.
Mon travail est autobiographique, fantasmé, mais aussi ancré dans la réalité de la société et du quotidien.
Je lis, j’écoute, je regarde et je transpose en dessin.